Ni dans la vente de ses calendriers et ses cycles. Il n’est pas dans le commerce de sa culture.
En pleine milieu des festivités commerciales de la mal nommée « Prophétie Maya de la fin du monde » – ou du compte long – l’EZNL a défilé le poing levé.
Seules quelques paroles (« Vous entendez ? C’est votre monde qui s’écroule… »), prononcées par le Sous-commandant insurgé Marcos, ont accompagné vendredi 21 décembre l’impressionnante manifestation silencieuse de dizaines de milliers de bases d’appui de l’EZLN, qui ont envahi pendant plusieurs heures le centre des principales villes indigènes du Chiapas.
A leur façon, les mayas et zoques de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale ont rappelé deux vérités aux « puissants » de ce monde, et à leurs médias qui depuis des jours pataugent entre frivolités et obscénités à propos d’une culture qu’ils ignorent grossièrement. La première, c’est que c’est bien le monde capitaliste industriel qui, de catastrophe en catastrophe, s’effondre et menace l’humanité tout entière. La seconde, c’est que pour les zapatistes, qui se définissent eux-mêmes comme « les plus petits » et les gens « couleur de la terre », leur monde (et le nôtre ?) est à reconstruire…
Source : Mediapart , Electron10
Traduction : www.enigmes-tv.fr
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