Une Amérindienne a écrit ceci …
« Avant de porter un jugement,
mettez mes mocassins,
parcourez mon chemin,
vivez mon chagrin, mes douleurs,
mes doutes , mes fou rires,
parcourez les années que j’ai parcourues
et trébuchez là où j’ai trébuché
relevez-vous tout comme je l’ai fait
et seulement là vous pourrez me juger »
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Le non-jugement est la pratique la plus simple dans le principe et à la fois la plus difficile à mettre en pratique. En lisant Deepak Chopra, je me suis exercée à prendre cette engagement une fois par semaine : » Aujourd’hui, je ne jugerai de rien de ce qui arrivera, ni ne porterai un jugement sur personne qui se présentera à moi « .
Ceci pour vérifier la loi de pure potentialité. Je pensais que ce serait à ma portée, et en m’appliquant à mettre en pratique cette simple consigne, j’ai réalisé combien j’étais sans m’en rendre compte en train d’évaluer constamment. Oui, ça c’est révélé plus difficile que je ne l’avais imaginé.
Le jugement que l’on porte sur des individus repose sur une illusion, et bien souvent c’est une projection de notre propre ombre, celle qu’on n’est pas bien disposé à voir. En bref c’est souvent un miroir.
Le jugement est la constante évaluation des choses: justes ou fausses, bonnes ou mauvaises… Lorsque vous êtes perpétuellement occupé à évaluer, classer, étiqueter ou analyser, vous créez un grand nombre de turbulences dans votre dialogue intérieur. Celles-ci empêchent le flot d’énergie de circuler librement entre vous et le champ de pure potentialité. Elles ferment littéralement la brèche, l’ouverture entre les pensées. (Deepak Chopra)
Mais pour autrui, c’est une façon de l’aliéner aussi.
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Ce n’est pas d’aliéner une personne en la jugeant qui fera de nous des personnes plus libres qu’avant. Plus justes non plus.
Comme cette chanson l’illustre, ce n’est agréable pour personne d’être placé sous le rapport du jugement. D’autant que, à moins d’être maso, ce n’est pas sans effet sur cet autre soi et pour soi-même aussi. Il y a un proverbe qui dit : quand tu montres quelqu’un du doigt, n’oublie pas que tes trois autres doigts sont tournés vers toi. Si le jugement dépasse la pensée pour se cristalliser en des mots, c’est ce que l’on peut qualifier de la magie noire, comme l’affirment les toltèques. C’est un poison, qu’importe la forme que cela revêt. Et à chaque sort jeté, il y a le triple effet en retour. Une supposition est aussi une façon de juger, d’évaluer.
Je crois que le moyen le plus évident pour réaliser le non-jugement (appliqué à autrui) consiste à reconnaitre en chacun notre être non-localisé. En réalisant que autrui est un autre soi, on a plus besoin de juger. On sait que toi et moi c’est pareil, c’est juste l’essence de la Vie sous une autre forme, une autre expression.

