parasélène

« Celui qui va jusqu’au bout de son cœur
connaît sa nature d’homme.
Connaître sa nature d’homme,
c’est alors connaître le Ciel. »

Mencius (Meng-Tseu)

Photo d’entête (clique pour agrandir), parasélène aussi appelé Moondog, prise par Sebastian Saarloos, le 17 janvier 2013 en Alaska. Via la NASA : Alaskan Moondogs.

Voici une occasion trop belle pour partager ce texte :

 

Action et contemplation

La contemplation n’est pas passivité. La passivité est une forme d’inertie, une inhibition causée par la peur. La contemplation est présence active qui contient l’action. Elle est le regard qui en contemple son déroulement.

La contemplation inclut l’intériorité et l’extériorité. Elle accueille les perceptions, mais aussi les réponses qui jaillissent face à la situation. Dans une juste relation aux phénomènes perçus, l’émergence de la réponse n’est ni encouragée, ni refusée. Elle est simplement accompagnée par une permanente présence. Il n’y a donc ni refoulement, ni impulsivité.

L’idée que je suis l’acteur de l’action n’est qu’une création mentale. Sous l’œil de la contemplation, l’action se déroule sans acteur. La vie met en forme les éléments de l’action, son déroulement et ses conséquences. De ce point de vue, la vie est le seul acteur d’un scénario qu’elle contient de bout en bout.

Le moi, dans son illusion de puissance, cherche à s’approprier l’action et ses fruits. Mais ce moi n’est qu’un personnage mental qui n’a pas d’existence en dehors de la pensée qui le crée. C’est ainsi que l’on peut dire qu’une action libérée de l’idée de l’acteur est un jaillissement de la spontanéité de la vie. De ce fait, elle est fluide et syntone aux nécessités présentes. A l’inverse, une action alourdie par les besoins d’un moi en mal de reconnaissance est hachée, décousue, inadaptée à la situation présente. C’est ce type d’action qui génère maladresses et réactions. Issue de la violence d’un moi qui cherche à imposer sa loi, elle stimule ce dont elle est issue : violence, confusion et incompréhension.

Une action qui est l’expression d’une globalité de vision ne crée pas la séparation. Elle est une expression de l’unité de la vie et éveille le sens de l’unité. On peut la qualifier de réparatrice, dans la mesure où elle brise l’illusion de séparation propre au mental divisé.

Source : Approche contemplative en psychothérapie de Jean-Marc Mantel

 

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Le photographe Mark Gee voulait avoir la silhouette de personnes se promenant, donc il s’est posté à deux kilomètres du belvédère du mont Victoria à Wellington, Nouvelle-Zélande. L’utilisation d’un téléobjectif a permis de montrer les personnes qui, à cette distance, étaient à peine visibles à l’œil nu. C’est le grossissement de la lentille qui rend la Lune si grande.

Via la NASA – APOD : Full Moon Silhouettes.

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glingal01@gmail.com

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