spiritual-awakening5

C’est la question qu’on pourrait se poser, à l’écoute de l’expérience que partage Jill Bolte Taylor, cette neuro-anatomiste, qui au cours d’un anévrisme est passée de l’autre côté du voile.

En 1996, à l’âge de 37 ans, elle vit un accident vasculaire cérébral grave (dû à la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau gauche) qui la rend incapable de parler, de lire, de marcher, et qui la coupe également de tous ses souvenirs. Elle aura une rémission complète, mais au bout de huit ans seulement.

Un accident vasculaire cérébral de ce type donne un moyen peu commun d’explorer les rôles dédiés de chacun des hémisphères cérébraux. En l’occurrence, ce dysfonctionnement (voire le non-fonctionnement) de l’hémisphère gauche s’est traduit par la focalisation sur le fonctionnement interne du corps, mais avec un regard comme extérieur, en perdant la notion des limites du corps, en ne percevant plus que de l’énergie.

Elle rapporte ensuite son expérience hors du commun de scientifique vivant de l’intérieur des phénomènes qu’elle a analysés en tant que spécialiste tout en les vivant, dans l’ouvrage My stroke of insight paru en 2006 qui devient assez rapidement un best-seller.

Mais c’est surtout son allocution remarquée à la Conférence TED en février 2008 qui la fait connaître du grand public :

C’est non sans humour, qu’elle évoque le « Lala-land », la plongeant dans l’expérience hors du corps. Son expérience est révélatrice à plus d’un titre. Quand j’ai visionné cette conférence, j’ai réalisé qu’au final, je n’étais pas la seule à être dans l’incapacité de « lire », d’analyser rationnellement, et même de mémoriser de façon linéaire les expériences hors du corps et les abductions que j’ai eu l’occasion de vivre. Elle décrit d’ailleurs, quelque chose de troublant, et dont témoignent certains abductés : le soucis au moment de délimiter les frontières de son corps physique; l’expansion aussi de son être immatériel (Karine, patiente de John Mack, en parlait à peu près dans les mêmes termes) comme si les molécules de son être se séparaient les unes des autres pour traverser la matière.

Mais c’est Stan Grof qui démontre le mieux que la conscience n’est pas le cerveau. Quelques extraits lors de sa conférence donnée à l’INREES :

La conscience est-elle un produit du cerveau ?

Stan Grof démontre le contraire à travers l’exemple des sorties hors du corps et des NDE

La mémoire de vie antérieure chez les enfants


Stan Grof évoque les souvenirs de vie antérieure chez les enfants et en donne un exemple

Les découvertes de la physique moderne sur la nature de la réalité

Stan Grof revient sur ces découvertes qui remettent en question notre vision du monde

La conscience n’est pas le cerveau

Né d’une famille sans affinités religieuses, il s’est passionné très tôt pour Freud et la psychiatrie. Sa formation médicale a été des plus matérialiste et, après quelques années d’analyse freudienne, il sent qu’il fait fausse route : intuitivement, il sait qu’il y a autre chose à découvrir.

Il est dans cet état d’esprit lorsqu’un colis arrive au département de psychiatrie de Prague où il travaille, adressé au Directeur de l’établissement et accompagné d’une lettre. Un laboratoire allemand envoyait dans ce paquet plusieurs ampoules de LSD 25 et proposait aux membres du département de mener des recherches avec cette substance tout en communiquant leurs conclusions au laboratoire. La lettre suggérait : « peut être pouvez-vous l’utiliser comme un outil éducatif, le donner aux psychiatres, psychologues, étudiants en psychiatrie afin qu’ils passent quelques heures dans le monde de leurs patients… »

Cet événement fut déterminant pour le jeune chercheur, qui dès lors réalisa avec son Directeur de recherches de très nombreuses expérimentations, sur lui-même et avec des patients, effectuant de nombreuses analyses avant, pendant et après afin d’obtenir des modèles. « C’était une source d’exploration tout à fait passionnante ! ». Au cours d’une de ses expériences avec le LSD 25, Stanislav Grof vécut notamment une expérience marquante, explorant des niveaux de conscience qu’il appellera « non ordinaires ». A cet instant, il eut l’intuition « à un niveau cellulaire » que ce qu’il avait appris à l’Université sur la conscience n’était pas exact : la conscience n’est pas un phénomène physique ; elle est quelque chose de fondamental qui agit au niveau du cerveau mais ce n’est pas le cerveau. « Il a fallu des années avant d’obtenir une démonstration scientifique de ce que j’avais expérimenté, notamment par les expériences de sorties du corps et surtout les EMI (Expériences de mort imminente) ou ce qui peut arriver à des personnes au seuil de la mort. » Depuis, des milliers de témoignages de personnes qui ont vécu des états de conscience modifiés (lors de comas, d’EMI ou d’intervention chirurgicale) ont été collectés, confirmés par un grand nombre d’expériences documentées. Ces personnes voient ce qui se passe au même dans la pièce, parfois même ce qui se passe à ce moment à plusieurs kilomètres de là. Mêmes interrogations et confirmations devant les témoignages de personnes aveugles, au seuil de la mort, ayant précisément décrit leur environnement suite à une EMI, ce que le psychologue Ken Ring appelle la « vision de l’esprit » (Mindsight).

Laisser un commentaire

Auteur/autrice

glingal01@gmail.com

Publications similaires

Stefano Mancuso: Les racines de l’intelligence végétale

  Les plantes se comportent de façons étonnamment intelligentes: combattant des prédateurs, maximisant les opportunités de trouver de la nourriture … Mais pouvons...

Lire la suite

Des Adhérents des Républicains remerciés au téléshoping de TF1

Des Adhérents des Républicains remerciés au téléshoping de TF1 En zappant sur la télé ce matin, entre 10 heures et 10 heures et...

Lire la suite