experience hors du corps

… ont pour unique frontière la conscience.

Pour la définition :

  • Un rêve lucide c’est avoir conscience de rêver à l’intérieur même du rêve et pouvoir ainsi interagir avec le rêve et son contenu avec la conscience de notre état de veille.

En ce qui concerne l’expérience hors du corps, je reprends la définition de l’INREES qui me parait la plus claire et « ouverte » sur le sujet.

  • Typiquement, lors d’une « sortie hors du corps » la personne commence par apercevoir son corps au-dessous d’elle. Soit cette vision l’effraie et elle réintègre instantanément son corps physique, soit elle est émoustillée par cette nouvelle apesanteur et part explorer sa maison ou son quartier, passant à travers murs et plafond avec son moi « flottant ». Parfois (rarement lors d’une première expérience), la personne voit ou ressent une autre entité et se retrouve dans un monde inconnu fait de plusieurs niveaux, où les particularités visuelles et émotionnelles changent.Lors d’une sortie hors du corps, la personne peut ainsi expérimenter différentes réalités : niveau du matériel, des pensées (ou des désirs), des esprits (la présence de défunts), de la lumière (où les formes ont disparu) et, très rarement, l’état de communion avec la « conscience universelle », où l’individu se dissout avec le Tout. (Alvaro, Monroe, Buhlman…)Les sorties hors du corps se distinguent du rêve par la totale lucidité du sujet, et diffèrent aussi de la vision à distance où la personne n’éprouve pas la sensation du déplacement comme lors d’une sorties hors du corps, et peut encore bouger son corps physique (si elle le fait en sortie hors du corps, cela met fin à l’expérience).

Mais définir c’est circonscrire

De très nombreux ouvrages ont été écrits sur le sujet; je n’en ai lu aucun. Ma découverte du rêve lucide et de l’EHC (Expérience Hors du Corps) a été fortuite. J’ai essayé de me documenter sur le sujet quand j’ai découvert que ce sont des expériences communes, mais j’ai renoncé. J’ai trouvé que la plupart des auteurs formulaient beaucoup de certitudes et je ne souhaitais poursuivre ce type d’expérience avec des préjugés.

L’état de lucidité n’est pas forcément plus qualitative parce qu’on fait une EHC, en comparaison avec un rêve lucide. A titre de comparaison, ce n’est pas parce que vous êtes dans un monastère zen que votre état de conscience sera plus claire que si vous êtes dans une rame de métro. Certes le lieu se prête bien plus à la méditation dans un monastère que dans le métro. Mais ce n’est pas le lieu qui détermine la clarté de la conscience, pas plus que le rêve lucide est moins lucide parce qu’il est rêve que l’EHC.

L’expérience fondatrice

J’ai été poussée à expérimenter mon premier rêve lucide, à cause d’un cauchemar récurrent qui me tourmentait. J’étais adolescente et à l’époque j’avais un rythme de sommeil régulier, avec des horaires fixes. Je pense que ça a aidé. Intuitivement, j’ai compris que si je parvenais à contrôler l’heure du réveil, je pourrais contrôler aussi ce rêve en prenant conscience que je rêvais. Je me suis donc exercée en premier lieu à me réveiller spontanément à une heure très précise. J’avais un réveil et au bout de quelques essais je suis parvenue à avoir la main sur le bouton du réveil, juste la seconde avant que celui-ci ne se mette à sonner. Après cela, je me suis appliquée à me conditionner avant chaque coucher. Je me donnais pour repère un élément du rêve, celui-ci qui précisément me tourmentait. En l’occurrence, une vague énorme, un raz-de-marée. Cette vague immense je la voyais venir de loin, comme un ligne blanche loin sur l’horizon et elle mettait du temps à arriver sur le rivage. J’affirmais donc mentalement avant de m’endormir : « quand la ligne blanche se présente à moi, je sais que je rêve ». Et c’est ce qui a fini par se produire.

Au travers de ce rêve récurrent, devenu lucide à chaque fois qu’il se présentait, j’ai opté pour des réactions différentes. La fuite, un échec…. . S’accrocher à un poteau et s’efforcer de résister, de tenir bon, encore un échec. Faire comme si rien, en faisant du lèche vitrine. Les vitres volaient en éclats et moi j’étais engloutie. J’ai réalisé que si tout cela avait été réel, ne penser qu’à moi seule se révélait bien égoïste. Alors j’ai cherché à prévenir les personnes qui étaient dans mon rêve de l’arrivée imminente du raz-de-marée : une école de voile, des baigneurs; j’ai même essayé une fois de prévenir des paysans et de détacher des animaux dans les étables. Mais toujours la vague m’atteignait. La dernière chose je crois que j’ai tentée, c’est de m’introduire dans une petite grotte en espérant que l’eau redescendrait et que la catastrophe me laisserait la vie sauve. Mais c’était peine perdue.

J’ai réalisé alors que si je ne pouvais rien changer à la réalité du rêve, c’était à moi de changer. Avant de me coucher je me suis alors donnée de nouvelles consignes pour me conditionner. La consigne, la voici : « Quand la ligne blanche apparait, je reste là, debout, sur la plage. Je ne bouge pas, je regarde en face. Je ne fuis pas cet instant, je le vis, et je le vis pleinement. De toute façon, ce n’est qu’un rêve. Je ne risque rien. »

Quand la vague à moi s’est présentée, pour la première fois, j’ai pu mesurer sa hauteur, quelque chose comme un immeuble d’une 20aime d’étages. Pour la première fois j’ai pu apprécier sa beauté aussi. Une crête blanche tout au long de l’arrête en son sommet, et la surface d’un tube dont la courbe était parfaite, lisse, azurée, comme une rideau somptueux. Alors là seulement, absorbée par tant de beauté, j’ai quitté mon corps du rêve pour voir la scène d’un point élevé dans le ciel. Je contemplais ce paysage surréaliste et mon corps du rêve immobile juste en dessous. Je voyais tout, tout me voyait en une vision à 360°. J’étais chaque élément du paysage, du plus petit grain de sable, du bleu du ciel, au vent qui frisait sur la crête de chaque goutte d’eau. La conscience qui observait tout en tout était semblable à une sphère toute petite ou tout se reflète, contenue dans une sphère plus grande ou tout se projette. C’est indéfinissable. C’est comme une cascade de miroirs emboités les uns dans les autres. Alors j’ai vu du ciel, et de tout autour, combien la main de mon corps du rêve avait faim de toucher en son creux la surface lisse de la vague. Et au moment où elle l’a fait, j’ai ressenti depuis ce corps une violente aspiration dans le tube.

Après avoir été dans tous les sens secouée, j’ai vu du bleu autour de moi, un bleu limpide après le tumulte. Un bleu paisible. De la beauté autour de moi, partout. Et quelque chose au milieu de moi s’est enflé, plus fort que le sentiment amoureux, tellement large et puissant qu’il en est presque douloureux. Et en mon cœur j’ai crié : je vis !

Ce rêve a cessé de me hanter. Mais quelques années plus tard, alors que j’avais fait une EHC quelqu’un est venu jusque dans ma maison et m’a montré ce rêve. Il m’a dit que ce rêve là était comme une épreuve, un rêve initiatique en quelque sorte et il m’a montré à quel moment j’ai eu l’attitude correcte. Il m’a dit aussi que j’allais vivre ça. Je me suis longtemps demandée si il parlait au sens propre ou bien au figuré. Et dans le second cas, ce que pouvait représenter cette vague.

J’ai cru comprendre quand j’ai failli mourir lors d’un accident de voiture. Car la même chose s’est produite, tout est devenu lent, alors que je perdais le contrôle de mon véhicule. Je suis sortie de mon corps, j’ai vu la scène d’en haut, et j’ai réalisé que j’allais probablement mourir. Étrangement j’étais prête à accepter ça. En fait personne ne m’attendait à la maison. Je n’étais pas en couple, je n’avais pas d’enfants. Et j’étais pas spécialement attachée à la vie. Mais il restait un soucis, c’était la voiture qui remontait en ma direction et celle-là à coup sûr j’allais me la payer. J’ai pris la décision de tirer mon volant vers la droite pour aller dans le décor. Mais au moment où j’ai amorcé le mouvement, j’ai senti la pression de deux mains sur mes mains et tirer en sens opposé. Ma caisse est partie en tête à queue et s’est immobilisée sur l’autre voie. Et le véhicule en face a pu m’éviter de justesse. J’étais tellement convaincue que j’allais y passer. Dans ma tête, je me répétais : pourquoi j’suis pas morte, pourquoi j’suis pas morte ? Une présence auprès de moi s’est faite sentir et m’a dit mentalement : « qu’as-tu fait de ta vie ? » Des images de ma vie ont défilé à toute vitesse dans ma tête et j’ai réalisé que je n’avais rien accompli au sens de se réaliser soi-même. Que rien de ce que j’avais pu faire jusque là n’a pu vraiment être utile autant pour les autres que pour moi. Que des actes manqués, des occasions perdues de témoigner mon affection, de donner un peu d’attention. Peut-être fallait-il y voir une seconde chance ?

Aussi étrange que cela puisse paraitre, j’ai gardé le souvenir de cette vague, et ça m’a poursuivi longtemps. Avec la certitude que je passais à côté de quelque chose. Probablement parce que je suis lente à comprendre. C’est seulement aujourd’hui que je comprends VRAIMENT que si on ne peut rien changer de ce qui arrive, il nous reste tout de même une chose : prendre de la hauteur, ralentir et comme disent les Hopis « amortir ».

J’ai fait de nombreux rêves lucides par la suite et des EHC aussi. J’ai découvert que tout ce que l’on voyait lors d’un EHC avait une part d’illusion. Dans le sens où parfois on recouvre la réalité qui s’offre à nous d’un vêtement, celui de nos certitudes, celui de nos propres désirs. Que cette projection n’était pas sans effet. Et aujourd’hui encore lorsque je sors de mon corps, je m’interroge toujours sur la nature de la réalité que je visite, parce que… je me méfie de moi-même. Quand je réalise que j’ai fait une projection mentale ou astrale, je m’efforce de prendre de la hauteur. D’une certaine façon grâce à ça j’ai appris (et j’apprends toujours) à me connaitre.

Je sais ce que certains en disent. Ils disent que ce qu’on projette n’est pas réel. Mais les émotions sont bien réelles, les pensées sont réelles. Et si il peut arriver à n’importe qui de prendre ce type de projection pour une réalité matérielle et physique, il suffit de mettre chaque chose que l’on voit à l’épreuve, de s’interroger sur ce que l’on voit, sur sa nature pour gratter le vernis. Il n’empêche que on fait ça tout le temps sans s’en rendre compte dans notre réalité diurne. On se croit réveillé, on s’imagine avoir compris quelqu’un, on croit parfois voir la vérité toute nue alors qu’il n’en est rien. On continue à recouvrir la réalité de nos propres projections, de la voir avec nos propres filtres : les croyances, les certitudes, notre éducation, notre culture, notre condition.

Soigner et guérir

J’ai aussi découvert à mes dépends que les projections que l’on peut faire ne sont pas sans effets sur nous-mêmes, sur les autres non plus. Que l’on peut faire du bien ou du mal par ce biais. Et qu’il faut faire attention à la nature de nos pensées. Toutes ces choses peuvent se transposer à la réalité diurne. Ce n’est pas parce que dans la journée nos propres projections, nos pensées, ne sont pas visibles comme dans l’astral, qu’elles n’existent pas. Les mécanismes sont les mêmes.

J’ai découvert aussi « par hasard » qu’il était possible d’accéder à la guérison grâce à l’expérience hors du corps. La première fois que j’en ai fait l’expérience, c’est sur ma fille que ça s’est produit. Elle était revenue de la piscine avec un pied d’athlète (c’est un champignon qui se loge sous la plante du pied et entre les orteils).  Je n’avais pas les moyens de payer une consultation chez le médecin et j’étais très embêtée car le port des chaussures avec cette « saleté » lui avait provoqué une vilaine plaie sous la plante du pied. Ma fille le soir m’a dit : « maman qu’est-ce qu’on peut faire ? Ça me fait trop mal cette plaie, je supporte pas de me chausser ». Je n’avais pas la force de lui répondre : je ne sais pas. Alors je lui ai promis d’ici le lendemain de trouver une solution. Et en me couchant à mon tour, en désespoir de cause j’ai déposé sur l’oreiller. Je me suis tranquillisée, j’ai renoncé à m’inquiéter et je me suis convaincue que c’était trop injuste pour qu’il n’y ait pas une solution à son problème.

Je me suis endormie en n’y pensant plus. La nuit même, pas très loin de l’heure du réveil, je suis sortie de mon corps et je me suis approchée du corps de ma fille pour examiner son pied. J’ai vu de petites peaux blanches, comme des écailles qui se soulèvent, ça me semblait très différent de ce que j’avais vu la veille. Je me suis assise sur le lit et j’ai commencé à éplucher les petites écailles, une à une. Je ne me souviens plus avoir rejoint mon corps. Et au réveil le matin, je ne pensais plus à tout ça. Pas plus que je ne pensais à son problème au pied. J’ai commencé ma journée normalement. Au moment où je prenais mon bain ma fille est entrée en sautant comme un cabri, disant « maman maman… tu as vu comme je saute bien ? ». J’ai pas compris tout de suite, et quand j’ai percuté je me suis saisie de son pied et dans le geste, c’est là que tout m’est revenu.

Au travers de cette expérience, et d’autres par la suite, j’ai compris ce qui avait permis la guérison. Le fait de décider d’abandonner toute inquiétude, pour ma fille et pour moi, je pense que c’était là une première clé. De s’en remettre à l’impossible, la folie de croire que la solution arrivera même si on ne sait pas comment. C’était une autre clé. Mais j’ai acquis la certitude que si j’ai pu administrer ce soin en étant hors de mon corps, la guérison elle, appartenait à ma fille. Elle a abandonné cette inquiétude, avec confiance. Elle a cru/su que se présenterait une solution. Je réalise combien pour les enfants c’est facile. On a surement perdu quelque chose en devenant adulte, car les enfants savent faire ça avec beaucoup d’aisance.

La guérison par ce biais là, aujourd’hui je sais qu’elle est possible. Peut-être pas pour tout. Mais je crois que le soin se réalise sur le corps subtil et qu’ensuite seulement il descend dans le corps physique. Si seulement on pouvait réaliser que c’est du domaine du possible… Je voudrais avoir cette réaction de confiance en toute occasion. Hélas, les vieux réflexes sont tenaces. On se sentirait presque coupable pour lâcher une inquiétude : le délit d’insouciance ! Et quand c’est pas nous-mêmes qui nous jugeons, qui nous accrochons à notre inquiétude, notre entourage se charge de nous rappeler : mais tu ne te rends pas compte ? Tu réalises un peu ?

Je n’ai jamais pour autant choisi délibérément de sortir de mon corps pour administrer un soin. Parce que je ne sais pas faire ça. Peut-être que qui-je-suis quand je sors de mon corps sait ce qu’il reste à faire. Mais moi telle que je suis là, telle que j’écris à cet instant, je ne sais pas. Et puis, à chaque problème qui se pose, il y a une part d’incertain à laquelle si on ne s’y soumet pas, il reste possible de l’accepter. Ca me rappelle encore ce à quoi me renvoie la vague : si je ne peux rien changer, je change moi… Me changer c’est accepter ce qui arrive, m’en remettre à l’incertain. Le plus, c’est de déposer sur l’oreiller. Un peu comme une bouteille à la mer et de ne pas chercher à même imaginer comment viendra le dénouement.

A une autre occasion, j’ai reçu la guérison pour moi. J’étais enceinte de la petite dernière, au 4ème ou 5ème mois de grossesse. J’ai commencé à avoir des contractions de plus en plus rapprochées et un peu de fièvre. Mon homme insistait pour appeler une ambulance mais je l’en ai défendu. Je me sentais comme un animal blessé. Quand j’ai perdu du sang mon mari a décidé d’appeler et je me suis vraiment fâchée. N’importe qui dirait très justement que mon attitude était insensée. Mais j’avais mes raisons. J’ai demandé à mon mari de juste me laisser la chambre pour la nuit, de me laisser dans le noir, que personne ne vienne me déranger, que personne ne me touche. Avant de tomber dans un sommeil lourd, j’ai dit en moi-même : mon enfant naitra à terme !

Je suis sortie de mon corps et j’ai parcouru l’océan. Je suis arrivée sur une plage, ça ressemblait à une île antillaise. Sur cette plage il y avait une grosse femme noire, vraiment impressionnante. Je me suis approchée d’elle et j’ai vu : elle était assise sur quelque chose de jaune. Quand elle s’est levée j’ai vu : c’était une espèce de courge en forme de pied. Une courge jaune et de très grande taille. J’ai demandé à la grosse dame : « pourquoi je suis ici ? ». Elle ne comprenait pas alors j’ai répété : Pourquoi je suis ici ?

Elle m’a regardée, et elle s’est mise à rire. Elle a dit : « c’est une blague ? », je ne savais pas comment lui dire que non. Elle a compris et elle m’a dit : « tu sais très bien pourquoi tu es ici ! » J’ai répété plein de fois : mais non je vous assure. Elle m’a considérée je crois comme la personne la plus stupide que la Terre ait portée. Puis au final elle m’a avoué : « Tu es ici à cause de ce que tu as dit sur l’oreiller. Tu as dit que ton enfant naitrait à terme, voilà pourquoi tu es ici ! ». Alors elle a soulevé un couvercle de sa courge. Elle a dit : « ceci est la médecine de grand-pied (ou pied de géant) ! » Et j’ai vu dans la courge qui était évidée, il y avait un liquide où macéraient des plantes. Elle a dés-enroulé une étole qu’elle portait autour de son tronc. Elle l’a trempée dans la courge et elle l’a enroulée autour de mon ventre. En faisant un nœud là, juste sous le ventre. Elle m’a dit : « écoute bien ma fille, c’est important : Comme tu l’as dit ton enfant naitra à terme. Mais rappelle-toi quand le travail aura commencé de dénouer le pagne. N’oublie pas de joindre le geste à la pensée. »

Quand je suis revenue dans mon corps, je n’avais plus de contractions, plus de fièvre, plus de saignements, et j’avais super faim. Je ne m’étais pas rendue compte, mon mari m’a dit que j’ai dormi quelque chose comme 14 ou 15 heures d’affilée. Ça ne m’arrive jamais. Jamais je n’aurais imaginé que la solution se trouverait à quelques milliers de kilomètres, après d’une grosses femme qui aimait rire assise sur une courge jaune. Et plus important : ma petite dernière est bien née à terme et en parfaite santé.

Déposer un besoin à la matrice de l’Univers, et l’y abandonner pour ne plus y penser c’est s’accorder une trêve, une paix de l’esprit sans laquelle aucune opportunité ne pourrait se présenter et être reconnue comme telle. La société au travers de l’éducation bienveillante de nos parents, au travers de l’enseignement des professeurs d’école, au cœur du monde du travail, nous a appris la combativité, nous a imposé comme seule modèle  résister et se battre pour faire face à toutes les difficultés de la vie. Un peu comme si il fallait vraiment en chier pour gagner. Elle a même posé les fondements ultimes de cette pensée en valorisant l’esprit de compétitivité. Comme si il ne pouvait y avoir qu’une première place. Oubliant que l’essentiel était de réaliser qu’il existait une place pour chacun. Pourtant l’abandon à l’incertain est le plus sûr moyen d’atteindre l’improbable et de réaliser l’impossible. Un besoin légitime devrait être formulé à qui peut le satisfaire. Et si ni vous ni personne autour de vous ne peut le satisfaire, alors le remettre à la matrice de l’Univers… sans attente de résultat, c’est à la fois simple et délicat. Je crois sincèrement qu’à chaque situation critique, à chaque besoin impérieux, il y a une solution. Quand on formule un besoin, même silencieusement, qu’on le dépose et qu’on l’abandonne, c’est comme tendre une toile sur le sommet d’une dune en plein désert. Un moment ou un autre, la rosée se déposera dessus, parce que c’est dans la nature du désert de recevoir la rosée chaque matin. Et qui a besoin de savoir de quel côté le vent souffle, quel sera le temps qu’il fera ? Et parce que cette toile tendue c’est vous, c’est toi, ou c’est moi qu’il l’ait placée, il y aura une attention particulière au lendemain. Déposer un souhait fonctionne de cette façon, on est forcément plus attentif et vigilant aux opportunités qui se présentent à soi-même. On est plus habile pour les démasquer et les reconnaitre.

Le Temps du rêve m’a permis de réaliser ça. Je reviendrais sur d’autres aspects du Temps du rêve. Si toi qui me lis, certaines choses que j’ai écrites te paraissent impossibles je souhaite ajouter : que perds-tu d’essayer ? Il y a surement des situations dans ta vie où tu as pu te sentir bloqué, sans aucune solution possible. Dans une telle conjoncture : qu’as-tu à perdre d’essayer ? L’inquiétude t’est-elle d’une quelconque utilité ?

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Auteur/autrice

glingal01@gmail.com

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