Depuis une vingtaine d’années, Lynx, une femme de 45 ans, s’est détournée de la civilisation moderne et vit dans les forêts du nord-ouest des États-Unis. Passée maître dans les techniques de survie, elle transmet son savoir à un groupe d’élèves. Elle les invite à se débarrasser du tissu, du plastique ou du métal, pour les remplacer par cuir, bois, silex, qu’elle leur apprend à façonner eux-mêmes. Ce voyage dans le temps se révèle difficile, et plus de la moitié des participants abandonnent en cours de route, pour des raisons tant physiques que psychologiques. Venus d’horizons professionnels, sociaux et géographiques différents, dix de ses apprentis sont suivis pour comprendre leurs motivations.
En suivant le parcours de Lynx et de ses « élèves », je me suis demandée si j’aurais pu tenir le coup; je veux dire, vivre au contact direct de la nature, ne porter que ce que j’avais de mes mains fait, ne manger que ce que mes mains avaient ramassé ou bien tué. Je crois que c’est difficile de répondre à cette question sans être vraiment en situation. Peut-être j’aurais tenu, il y a des chances. Si on part du principe qu’on a pas d’autres choix, je crois que tout le monde peut tenir bon. Dans la mesure où la survie passe aussi par le lien et l’entraide au sein du groupe. Seule, j’imagine que c’est quand même plus difficile.
Dans la même veine, que le film « Into the Wild », Christopher McCandless était parti vivre au contact de la Nature, à la différence près qu’il était parti seul, sans l’aide de personne. Et on connait sa fin. J’ai adoré ce film, et je crois que comme Lynx, McCandless ressentait dans sa vie lisse et toute tracée de réussite sociale comme un grand vide, là au milieu de la poitrine. A cet instant, je me demande combien nous sommes à ressentir ce même vide…
Tout le monde n’espère pas un jour devenir un winner ! Être diplômé des meilleurs écoles, un super plan de carrière et une réussite sociale enviée de tous. Je fais partie des personnes n’ayant aucune ambition professionnelle et sociale. Et encore une fois, je me demande combien sommes-nous à nous foutre royalement de briller en société, de faire l’admiration de nos parents, pour avoir « réussi » dans la vie, selon leur crédo, selon la pensée dominante du monde.
Ce film nous montre combien il est impossible de tricher au sein du groupe quand notre survie dépend de notre capacité à puiser et ménager nos ressources intérieures et extérieures. Combien il n’y a pas de vie qui tienne au cœur de la Nature, sans regarder au fond de soi et être capable d’y voir même ses aspects les plus sombres. Et qu’il existe une impérieuse nécessité alors pour l’être humain de trouver sa place dans le cercle de la Vie, au milieu des autres espèces, pour y trouver un juste équilibre.
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Après 20:48 de visionnement la vidéo s’arrête.
Elle ne fonctionne pas plus.
Pouvez vous le corriger ?
Au fait !m C’est vraiment intéresant.
Merci !
Mireille
Je viens de vérifier la vidéo. A cet instant elle fonctionne du début à la fin. Peut-être un problème de serveur au moment où vous l’avez visionné ?
A moins que ce soit autre chose, la vidéo est en streaming. Vérifiez que ça charge bien, car si votre connexion est interrompue même ne serait-ce qu’un instant, si elle n’a pas fini de charger, la lecture à un moment donné va s’interrompre.
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