Suite à un séisme de magnitude 5,8 aux Açores, le Centre d’alerte des tsunamis a émis une alerte « jaune » qui concernait le littoral aquitain. Explication
Vous n’avez rien vu, rien senti et c’est bien normal. D’ailleurs, avec ce temps de chien, vous n’étiez pas à la plage. Toujours est-il qu’un tsunami insignifiant, de l’ordre de quelques centimètres tout au plus, a achevé sa traversée de l’Atlantique sur le littoral français aux alentours de 11h30 ce mardi matin.
S’il n’a eu aucune conséquence visible, l’événement est suffisamment singulier pour attirer l’attention. C’est un séisme de magnitude 5,8 sur l’échelle de Richter, survenu à 8h25 heure française aux Açores, à 2000 km au sud-ouest des côtes françaises, qui a généré ce micro-phénomène. Un « petit séisme » qui s’est produit à 10 km de profondeur selon René Crusem, le responsable du Laboratoire de détection et de géophysique du CEA (Commissariat à l’énergie atomique), qui abrite le Centre d’alerte aux tsunamis pour l’Atlantique nord-est et la Méditerranée occidentale à Bruyères-le-Châtel, en région parisienne.
Opérationnel depuis le 1er juillet 2012, le Centre d’alerte aux tsunamis a pour mission d’informer au plus vite les autorités en cas de séisme sous-marin d’une magnitude supérieure à 5,5 dans l’Atlantique. « Il faut quelques minutes pour détecter le séisme. Le ministère de l’Intérieur a été prévenu dans le quart d’heure. Quelques minutes plus tard, on a pu vérifier que le tsunami ne dépasserait pas quelques centimètres à son arrivée sur les côtes françaises », précise René Crusem.
Il n’a effectivement provoqué aucun dégât. Mais même minime, un tsunami peut être perceptible. Le volume d’eau déplacé et l’énergie qui l’accompagne sont bien supérieurs à ceux d’une vague normale. Car le tsunami est une vague dont la longueur d’onde peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres. La houle, elle, ne dépasse pas quelques dizaines de mètres. Arrivé sur la côte, le tsunami est donc poussé par une masse d’eau qui peut le faire s’engouffrer à l’intérieur des terres.
Dans le cas d’espèce, c’est un simple message d’information que le Centre d’alerte des tsunamis a émis, un événement classé « jaune ». Le stade suivant, « orange », correspondrait à un séisme susceptible d’engendrer des dommages à l’échelle d’un département français. L’alerte « rouge » est réservée à des événements majeurs, qui toucheraient l’ensemble d’un bassin, méditerranéen ou atlantique. C’est typiquement le cas du tsunami qui a ravagé les côtes de l’Indonésie et d’autres pays riverains de l’océan Indien le 26 décembre 2004. C’est d’ailleurs à la suite de ce drame qu’une réflexion a été lancée en France sur un système d’alerte aux tsunamis.
- 2000 kms
- 8h25
- Açores
- alerte jaune
- alerte orange
- alerte rouge
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- classé jaune
- classé orange
- classé rouge
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