Des porcs moins polluants ont été produits au Canada depuis qu’on a introduit dans leur ADN des gènes de souris (moins de phosphore dans leurs excréments). On s’apprête à commercialiser la viande de ces PGM (porcs génétiquement modifiés). Des gènes d’oiseaux introduits dans les souris ne les ont pas dotées d’ailes mais il parait qu’elles gazouillent ! Des chats fluorescents capables de briller la nuit ont aussi été annoncés ! Des chèvres-araignées, capables de produire un lait duquel on a extraits des protéines utilisables pour la production de fibres plus solides que le kevlar. Et ça continue de plus belle…
… au point d’envisager la création d’animaux parfaitement nouveaux (projet contrecarré par la non autorisation de dépôt de brevets !). On parle d’espèces synthétiques « bâties gène par gène ». Une organisation de protection des bêtes « naturelles » crie, elle, à l’holocauste…
Surtout depuis 2008, depuis qu’une haute autorité britannique (HFEA) spécialisée en procréation assistée et embryologie a autorisé (temporairement ?) deux laboratoires à créer, par la méthode de transfert de noyau, des embryons chimères ou hybrides humain-animal. Les résultats n’en n’ont pas filtré dans le grand public. Est-ce pour éviter la polémique dénonçant que, sous couvert d’intérêts plus ou moins obscurs, on s’adonne à d’inquiétantes manipulations qui pourraient, à terme, jeter la confusion dans la spécificité de la vie terrestre ? Violer l’intégrité de l’humanité ou de la vie animale. Et surtout mélanger son échelle de suprématie.
Source : Monde Inconnu
Image d’illustration : « Splice » de Vincenzo Natali

