Dans le milieu de l’ufologie, plusieurs thèses s’opposent. Ces hypothèses sont sensées qualifier la nature de l’expérience en terme de positif ou négatif.
Certains courants de l’ufologie abondent dans le sens que les abductions seraient justifiées par la nécessité impérieuse pour l’homme de s’éveiller. Les aliens sont alors perçus comme des agents du changement, des messagers, des « êtres de lumières » suivant des procédures expéditives pour le plus grand bien du genre humain. L’abducté se voit alors investi d’une mission planétaire (excusez du peu), consistant à véhiculer un message pour le salut des hommes. C’est toute l’histoire de la loi et des prophètes hein. A ce courant d’idée s’oppose la thèse selon laquelle les aliens sont des espèces invasives, une forme de parasitisme, cherchant le contrôle total des sujets. De vilaines créatures reptiliennes venues nous sucer jusqu’à la moelle, dans le but inavoué de prendre le contrôle de la Terre et de nos faibles esprits nous, les humains. A leur solde les reptiliens auraient des petits gris (non, pas au beurre d’escargot, ils sont pas comestibles ceux-là), shorts greys en anglais, créatures dégénérées et chétives à l’aspect peu ragoutant, décrites parfois comme des créatures non-biologiques (comprendre des robots).
Pour les personnes ayant vécu des expériences d’enlèvement alienigène, c’est difficile de se situer par rapport à ces différents courants. Peut-être que la vérité se trouve à mi-chemin entre ces deux hypothèses. Je me suis retrouvée dans le récit d’Eve Lorgen ( Les charognards de la passion ) parce que je pense qu’en effet, il y a pour certaines abductions une sorte de « moisson énergétique ». J’ai trouvé soutien et réconfort dans le combat de Karla Turner (voir l’article et aussi le premier chapitre de son ouvrage Taken), parce qu’elle avait le courage d’aller contre la pensée dominante d’un partenariat spirituel entre les aliens et les humains. J’ai du respect aussi pour John Mack, ce psychiatre qui a joué sa chair au Stanford Institut en se penchant sur les cas d’abductions. Je comprends aussi qu’en qualité de psychiatre il se devait d’accompagner les sujets dans l’intégration de leurs expériences d’enlèvement.
Le but de mon billet n’est pas d’imposer mon point de vu sur le sujet. Chaque expérience s’inscrit dans l’histoire personnelle de la personne qui l’a vécue. Dans la procédure, la plupart du temps une observation OVNI n’est que le début de toute une série d’expériences. C’est la partie visible de l’iceberg. Mais il est tellement difficile pour une personne ordinaire d’intégrer les expériences qui se déroulent par la suite que souvent l’individu se réfugie dans le déni. Lors de ma première observation ovni, j’ai eu ce type de réaction : « il ne s’est rien passé ». Et en effet faire comme si il ne s’était rien passé était plus « confort ». Je pense que la personne qui est dans le déni cherche à se protéger. Moi je ne voulais même pas y penser. Avec le recul, je pense qu’à l’époque je devinais inconsciemment que de m’arrêter pour songer ne serait-ce 5 minutes à ce que j’avais vu et vécu soulèverait bien trop de questions, révèlerait une équation avec de nombreuses inconnues et surtout, m’obligerait à revoir tout ce que je tenais pour fondements ultimes de la réalité. Peut-être qu’on peut comparer ce choc à celui de Néo quand il découvre que son environnement n’est qu’un reflet de la matrice.
Ma première observation s’est faite novembre 1990. Plus tard je découvrais qu’elle s’inscrivait dans la grande vague de 90, et que je n’étais pas un cas isolé. En effet, ce serait pas moins de 400 ovnis qui ont survolé le ciel autour du 5 novembre 1990. Il parait que la presse et les médias ont relayé l’évènement, qu’il y a eu des appels à témoins aussi. Je n’ai pas eu l’occasion de m’en rendre compte, car à cette époque-là je menais une vie très solitaire, sans contact avec l’actualité, la tv, la presse etc… . Puis peu de temps après je quittais la France pour travailler en Principauté d’Andorre. Mais de toute façon je n’aurais certainement pas répondu à l’appel à témoins, parce que je n’étais pas disposée à accepter ce que j’avais vu cette nuit-là. Si seulement ça n’avait été qu’une simple observation, peut-être que mon attitude aurait été différente. Mais hormis cette énorme masse sombre qui est passée au-dessus de moi, il y a eu un contact plus déstabilisant, une sphère bleue électrique (plasmique) à moins de deux mètres de moi et juste après un blanc, pas le moindre souvenir. Je me suis retrouvée sans transition à plusieurs centaines de mètres de là. Entre ces deux points, je ne sais pas ce qui s’est passé. Pour cette vague de novembre 1990, on parle de milliers de témoignages, mais comme les spécialistes qui ont relevé tous ces témoignages, je pense que le nombre réel de témoins est bien au-dessus de ce qui a été recensé.
Je poursuivrais mon récit dans un prochain billet mais avant je tiens à expliquer la raison de ma démarche, pour ceux qui auraient vécu ce type d’expérience. Je sais combien cette rencontre avec l’inconnu est angoissante. Je sais aussi qu’après le déni, essayer de comprendre tout ça est une entreprise qui peut paraitre difficile, voire vaine. Je crois qu’il faut être patient et essayer de vivre normalement, de ne pas en faire une obsession ou inversement un rejet. Ce qui m’est apparu avec le temps, c’est que toutes les expériences qui se succèdent après une observation ovni sont à l’image d’un puzzle à assembler. Même si elles n’y paraissent pas au départ, chaque élément est une pièce du puzzle. Je pense qu’il faut du temps et du recul pour un jour parvenir à relier ces éléments entre eux. Le fait est que notre mental fonctionne de façon linéaire, et que ces éléments-là qui constituent la somme de toutes ces expériences ne s’articulent pas de façon formelle et linéaire. C’est la raison pour laquelle je partage ici plusieurs expériences qui au départ ne semblaient sans lien les unes avec les autres. Aujourd’hui j’en ai une lecture plus distanciée, et même si je n’ai pas la réponse à toutes mes questions, je pense que ces liens qui se révèlent à moi à présent est un signal encourageant.
Le deuxième point sur lequel je tiens à m’arrêter. Quand on commence à se documenter sur le sujet, et surtout à parcourir ou écouter des témoignages d’enlèvements, il arrive très souvent que ça produise un choc, tant ça nous parait semblable à ce que on a soi-même vécu. Alors on réalise : « mais alors c’était bien réel ». Car au fond tout au fond, vous savez que ce que vous avez vécu est réel, c’est juste difficile à admettre. Alors voilà que d’un coup ça confirme que vous n’avez pas rêvé ou halluciné, sinon pourquoi ces expériences seraient si semblables d’une personne à l’autre ? Alors évidemment, cette idée est à la fois rassurante et terriblement flippante. Parce que, dans un sens, je sais pas vous, mais moi je me suis parfois dit : dans le fond j’aurais préféré que ce soit juste un mauvais rêve, ou une folie passagère…. car une maladie mentale, ça peut se soigner. Je vais voir le doc pour qu’il me cachtonne et hop, fini le mauvais trip. Et je peux continuer à vivre dans mon monde bien rangé, sans que ça foute en l’air les piliers de ce que je tiens pour « réalité ». Le problème c’est que de s’interroger sur la nature de la réalité n’a jamais constitué un symptôme de maladie mentale. Et qu’il y ait des chances pour que, malgré tout ce que vous avez vécu en terme d’inconnu, soit bien réel aussi dérangeant que cela puisse paraitre. S’interroger sur sa santé mentale face à des expériences aussi étranges n’est pas symptomatique de maladie mentale non plus. Je pense même que c’est plutôt un bon signal.
Si vous en êtes à cette phase de recherche d’informations, de lecture de différents témoignages, vous allez forcément être confronté à ces différents courants de pensées défendus par les auteurs en ufologie : thèse de partenariat spirituel avec les aliens, thèse de parasitisme alienigène, thèse Gaïa aussi. Difficile de s’y retrouver. Dites-vous que vous n’êtes pas du tout obligés de vous positionner par rapports à ces différentes thèses. Vous n’avez pas besoin non plus d’étiqueter votre expérience en terme de positif ou de négatif.
Je sais qu’il serait sans doute plus rassurant de verser dans une vision manichéenne ce type d’expérience, en la réduisant en terme de bien ou de mal. Mais si on prend un peu de recul, on s’aperçoit que les expériences en général, et pas seulement les expériences d’enlèvement, ne sont ni bonnes ni mauvaises. Et qu’elles n’ont pas besoin qu’on y appose une étiquette.
Contrairement à John Mack, je ne crois pas qu’une personne qui a choisi de qualifier ces abductions comme motivée par un quelconque partenariat spirituel, est forcément quelqu’un qui a intégré positivement son expérience. Alors ne laissez personne orienter à votre place votre appréciation de ce que vous avez vécu.
Certaines personnes affirment que si aliens cherchaient vraiment à nous nuire, il y aurait longtemps qu’ils en auraient fini avec nous. Que leur avancée technologique, leurs « pouvoirs » (paralyser, induire un courant électrique, magnétisme, lévitation, induction hypnotique etc…) démontre forcément qu’ils nous sont supérieurs en terme d’évolution. Moi je n’en suis pas si certaine. Après tout si on prend pour comparaison les natifs amérindiens aux premiers temps de la conquête : ils ont bien vu venir à eux des êtres supérieurs en terme de technologie (armures, casques, épées et même armes à feu, maitrise du cheval), et pourtant, on connait le sort qui leur a été réservé. Le développement technologique n’est pas forcément gageure de meilleurs intentions.
Si vous avez le courage d’interroger l’intelligence étrangère qui vous a visité ou enlevé, elle vous a peut-être laissé entendre que vous êtes choisi, un élu, qui vous êtes appelé à remplir une mission. Là encore, rien ne vous oblige à croire sur parole ce qu’on vous a dit. Je pense que la meilleure façon d’éprouver ceux qui opèrent sur nous sans qu’on les y ait invité c’est d’opposer une résistance et voir ce qui se passe. Si malgré votre résistance on tente à vous imposer ce choix, à mon avis…. non, je le dirai pas. Tirez vos propres conclusions.
Pour ma part de là où j’en suis, je considère qu’un être démontre sa sagesse et sa bonté d’âme par le respect qu’il aura envers mes choix, quand bien même ils seraient mal orientés. Parce que de toute façon, l’expérience utile passe aussi parfois par des erreurs et les leçons que l’on peut en tirer.
Dans une certaine mesure, chaque expérience n’a pas besoin d’être qualifiée de bonne ou mauvaise. Elle se révèlera utile ou non selon l’enseignement que chacun pourra en tirer. Cet enseignement ça peut être savoir reconnaitre les chaînes qu’on n’aurait pu soupçonner autrement. Cet enseignement peut être de révéler les joyaux que vous portez au fond, que vous n’auriez pu soupçonner autrement. Ce serait dommage en tout cas d’apposer une étiquette (bonne ou mauvaise) sur chaque expérience que vous avez vécue, parce qu’au final, elle ne se révèlera utile et édifiante que par ce que vous en ferez.
Je reviendrais donner une suite à ce billet, avec pour prolongement naturel : parasitisme et éveil.
3 commentaires
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Je pense que cela nous ramène à nous rapprocher sur un terrain trés sensible dans l’histoire de l’ufologie ou rare qui sont les ufologues qui se sont intéressés aux abductions éthériques 😈
Oui, d’ailleurs ils ne sont pas légions les ufologues à se pencher sur les abductions étheriques. Je crois qu’on peut dire que le thème s’inscrit dans l’ufologie contemporaine.